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Semer un couvert avant moisson par drone

Le débit de chantier varie de 5 à 15 ha/heure, soit 50 à 100 ha par jour et par pilote.

Agreego développe le semis de couvert par drone dans les céréales juste avant moisson pour gagner en production de biomasse et en tranquillité.

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Spécialiste de la prestation avec drone en agriculture, Agreego propose aux agriculteurs, en direct ou via leur distributeur, de semer leurs couverts un à quinze jours avant la moisson du blé ou de l’orge. « 3 000 ha ont été réalisés en 2025, dont 400 ha chez Valfrance, premier distributeur à tester l’offre massivement », précise Guillaume Dabel, responsable développement chez Agreego.

3 à 25 kg/ha

L’agriculteur achète la prestation à son distributeur 30 jours au minimum avant le semis, délai nécessaire à Agreego pour réserver un pilote de drone. « Le délai est ensuite propre à chaque entreprise, car fonction de sa logistique de production et de livraison des semences de couvert. » Agreego intervient dès 50 ha contractés par le distributeur.

Sur la plateforme d’Agreego, le distributeur renseigne chaque parcelle contractée par ses adhérents ainsi que leurs coordonnées. (© Agreego)

Les deux acteurs déterminent la date de semis 15 à 30 jours à l’avance en fonction de la maturité des céréales et de la météo à venir. L’agriculteur est prévenu par SMS. Sa présence le jour J n’est pas obligatoire : il doit juste déposer les semences dans la parcelle. Le drone peut réaliser des semis de mélanges d’espèces pour une densité allant de 3 à 25 kg/ha environ. « Les graines trop légères (comme la cameline) sont à éviter si elles ne sont pas enrobées pour les alourdir, de même que les grosses graines (comme la féverole) pour lesquelles une incorporation mécanique au sol est préférable pour une levée de qualité. »

Semis plus homogènes

Selon la configuration des parcelles et la densité de semis, le débit de chantier varie de 5 à 15 ha/heure, soit 50 à 100 ha par jour et par pilote. Pour garantir une bonne répartition des graines au sol, le vent ne doit pas excéder 20 km/h ; une pluie trop intense peut également compromettre la qualité du semis. « Cette solution est aujourd’hui plus compétitive qu’une implantation au déchaumeur, avec en outre un coût dégressif selon le nombre d’hectares réalisés pour le distributeur. Par rapport à un semis de couvert après moisson, pratique la plus développée, nos essais démontrent un gain de biomasse de 30 à 35 % en année humide et 50 % en année sèche. Par rapport à un semis sous couvert par épandeur d’engrais passant tous les 36 m, le drone offre une plus grande homogénéité de couverture de la parcelle en passant tous les 10 m environ. »

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